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Retail Europe « Sale and lease back" une option de plus en plus attractive pour les investisseurs

 

Environ 1,1 milliards d’€ d’actifs commerciaux ont été vendus en lease back en Europe au cours des 12 derniers mois. Dans la première moitié de 2018, 850 millions d’€ (4%) sur un total de 18,5 milliards d’€, ont été investis dans le commerce en Europe, selon l’analyse des données par Savills Real Capital Analytics. Savills ajoute que cela représente six fois le montant vendu en lease back durant le premier semestre 2017 et 28% au dessus de la moyenne du premier semestre des cinq dernières années. L’activité de sale et lease back a été essentiellement conduite par l’Espagne, l’Italie et les Pays-Bas ; des marchés bien établis où l’acquisition commerciale présente encore de belles opportunités pour les investisseurs.Le sale and lease back (SLB) devient une option de plus en plus séduisante pour les investisseurs qui souhaitent trouver des actifs immobiliers à valeur ajoutée sur le marché européen quand les actifs disponibles à la vente se font rares, selon le conseil en immobilier international Savills.

 Récentes transactions de SLB :

T2 18

Ores

Mode

4 actifs

Espagne

T1 18

Eroski

Supermarché

6 actifs

Espagne

T1 18

Tigros

Supermarché

8 actifs

Italie

T1 18

Zara

Mode

14 actifs

Espagne

T1 18

Coop

Supermarché

29 actifs

Italie

T4 17

Diesel flagship

Mode

1 actif

Italie

T3 17

Albert Heijn

Supermarché

15 actifs

Pays-Bas

Oliver Fraser-Looen, Head of Retail Investment EMEA Savills, déclare : « à l’heure où le secteur européen du commerce évolue, les transactions en sale et lease back peuvent représenter une opportunité pour les retailers qui souhaitent réinjecter des capitaux dans leur activité principale. 

Selon les perspectives d’un investisseur, aussi longtemps que les enseignes offriront une stratégie adaptable aux évolutions qui inclut une bonne localisation, un bail long terme et une stratégie digitale, ce système restera une opportunité alternative abordable pour trouver des actifs et investir d’importants capitaux générant des revenus à long terme
Dans l’environnement actuel, les marques évaluent en permanence leur portefeuille de biens et mènent des opérations de restructuration afin de réduire leur nombre de points de ventes physiques, notamment dans les cas où il existe de multiples points de vente dans une même ville. En retour, cette situation forme une culture commerciale orientée vers l’expérience client qui est plus adaptée au format des flagship stores. De plus, bien qu’ils soient conscients que les retailers ne sont pas attachés à un endroit déterminé, les investisseurs sont attirés par les SLB dont le cash-flow est ainsi sécurisé aussi longtemps que le revenu engagé est suffisant. Nous pensons que cette tendance va se poursuivre si les deux parties pensent obtenir un bon deal. »

Le rapprochement du commerce et de la logistique

La différence, entre les enseignes florissantes et celles qui rencontrent des difficultés, repose sur l’implication et la rapidité à acquérir une forte expérience online, d’investir dans les technologies, de réorganiser leurs chaînes logistiques et de redéfinir leurs lieux de vente pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs qui favorisent les produits et les services disponibles à la demande, selon Savills.

Alors que les anciens retailers avaient l’habitude d’étendre leur influence en ouvrant de nouveaux magasins dans des bassins d’activité émergents, le déclin structurel de l’achat en magasin implique un changement de stratégie, qui intègre des zones déjà très fréquentées ou ayant le potentiel de générer beaucoup de trafic. De plus, le panel de possibilités de vente et de livraison « depuis un endroit vers un autre » contraint les revendeurs à revoir et à réorganiser la totalité de leur chaîne d’approvisionnement.

Lydia Brissy, Director European Research Savills,ajoute :  « comme résultat de ces changements dynamiques et d’une demande pour des actifs logistiques, nous nous attendons à ce que les taux continuent à se durcir dans ce secteur jusqu’à la fin de l’année pendant que les rendements globaux du secteur commercial se stabilisent. La frontière entre les deux secteurs disparaîtra doucement étant donné qu’une part de l’activité logistique sera absorbée par l’industrie du commerce. »

D’après les données Statista, les ventes par correspondance en Europe ont été multipliées par 2,5 durant la dernière décennie, selon différents degrés de pénétration du marché :  de 3,5-5% en Europe Centrale, de l’Est et du Sud. De 7,5%-10% en Europe de l’Ouest. Et jusqu’à 15,1% en Allemagne et  17,8% au Royaume-Uni. »

-fin du communiqué -

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