Les plages privées de la baie de Pampelonne sont indissociables de la légende tropézienne. A chacune son style et sa personnalité.
Il paraît aujourd’hui impossible d’imaginer Saint-Tropez sans ses plages. Et surtout sans SA plage, celle de Pampelonne. Assurément l’une des plus belles d’Europe. Ce n’est pas un hasard si ses 4,5 kilomètres de sable fin abrités du mistral sont classés « espace naturel remarquable ».
La splendeur sauvage de cette baie dépourvue de route en front de mer a été jalousement préservée au rythme de l’installation de restaurants de plage toujours plus raffinés, toujours plus exclusifs, toujours plus fous. Laquelle choisir ?
A tout seigneur tout honneur, entamons ce tour d’horizon avec le Club 55, celui qui a créé la légende tropézienne. L’histoire de cet établissement à nul autre pareil est entrée dans la légende : Bernard de Colmont achète en 1954 un bout de terrain en bord de mer à Ramatuelle pour s’y installer avec son épouse Geneviève et leurs enfants dans des cabanes de bois qu’il construit luimême.
Un jour de 1955, une jeune inconnue de 19 ans nommée Brigitte Bardot, pensant que les Colmont sont restaurateurs, demande à Geneviève si elle peut cuisiner pour l’équipe de tournage d’Et Dieu créa la femme… Et c’est ainsi que les cabanes deviennent une cantine improvisée pour 80 personnes. Le Club 55 vient de naître ! En 1972, il sera repris par Patrice de Colmont après le décès de sa mère. Cinquante ans plus tard, ce gentleman des sables est toujours aux commandes du navire amiral de l’art de vivre tropézien.
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Changement de décor avec Tahiti Beach, créé en 1952, soit trois ans avant le Club 55. Tout commence lorsque Félix Palmari, ancient policier marseillais, achète un petit bout de plage alors sauvage dans le quartier du Pinet pour y planter des parasols orange et y installer une simple buvette. La plus ancienne des « plages organisées » comptera vite parmi ses habitués des noms comme Kirk Douglas, Françoise Sagan, Charles Aznavour, Serge Gainsbourg ou Johnny Hallyday.
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