L'immobilier de luxe parisien reste sur sa lancée
Les prix poursuivent leur ascension, tandis que l'immobilier de luxe gagne de nouveaux quartiers
Hausse des prix et quartiers phares
De septembre 2018 à septembre 2019, les biens immobiliers ont vu leurs prix grimper en moyenne de 4,4 % dans les arrondissements les plus cotés, contre 6,1 % sur l’ensemble de la capitale. La tendance est au ralentissement sur le marché de luxe, les vendeurs ayant revu leurs attentes à la hausse. En moyenne, un bien reste désormais 54 jours sur le marché, contre 43 l’an dernier. Face à l’envol des prix, les acquéreurs redoublent de prudence, tandis que les vendeurs préfèrent attendre la meilleure offre. Sur les trois premiers trimestres 2019, les acquéreurs français représentent 84 % des parts sur le marché de luxe parisien, contre 16 % pour les acheteurs étrangers, en légère hausse par rapport aux 15 % observés en 2018. Les acquéreurs du Moyen-Orient, des États-Unis et de certains pays européens restent très actifs sur ce marché. Le 10e arrondissement affiche la meilleure performance sur 2019, avec une flambée des prix de 9,7 % entre septembre 2018 et septembre 2019. Parmi les arrondissements les plus historiques, le 6e enregistre la plus forte croissance sur cette période (+9,1 %), tandis que le 2e est le seul à avoir subi un repli (–1 %).
Une demande forte pour les hôtels particuliers et les appartements clé en main
Dans un foncier dominé par les appartements, les hôtels particuliers* constituent une part réduite, mais de plus en plus recherchée, de l’offre immobilière. Ces quatre dernières années, le nombre de ventes a plus que doublé par rapport à la décennie précédente, pour se hisser à une trentaine au total. Les hôtels particuliers sont très convoités dans le centre de Paris, pour leurs espaces extérieurs et leurs porches d’entrée privatifs. La plupart des transactions immobilières récentes ont été enregistrées dans le 7e, avec une vente record à près de 40 000 € du mètre carré au premier semestre 2019. Les acquéreurs étrangers dopent la demande des appartements clé en main, gérés professionnellement et bénéficiant d’un service de conciergerie. Les promoteurs repensent donc bâtiments et appartements pour répondre aux exigences et aux critères élevés observés dans d’autres grandes villes mondiales.
L’appel de l’Ouest parisien
L’immobilier de luxe parisien s’étend, au profit des banlieues Ouest, où les acquéreurs recherchent de plus grandes surfaces à prix égal. La flambée des prix dans le centre de Paris, ainsi que l’amélioration des infrastructures prévue par le Grand Paris, tendent à estomper la frontière du périphérique. Après Boulogne-Billancourt et Neuilly-sur-Seine, d’autres municipalités, réputées pour leurs espaces verts et leur qualité de vie (Saint-Cloud, Meudon, Sèvres, Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Vaucresson ou encore Ville-d’Avray) gagnent en popularité auprès des familles en quête de belles demeures, de jardins et de bien-être. Traditionnellement, les familles avaient un appartement à Paris et une résidence secondaire à la campagne. Or, la tendance est désormais au foyer unique. De plus en plus d’acquéreurs se tournent donc vers les communes de l’Ouest, notamment celles des Hauts-de-Seine (92) et des Yvelines (78), qui permettent de rallier facilement le centre de Paris. Dotés d’écoles internationales, ces départements attirent aussi les expatriés. Entre septembre 2018 et septembre 2019, les prix du 92 ont grimpé de 4,4 %, contre 1 % pour le 78, parfois plus pour certaines communes proches de Paris. Sur la même période, le nombre de transactions supérieures à 2 millions € a également augmenté dans ces deux départements, respectivement de 24 % et 9 %.
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