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Série 3/3 | « Le label ISR permet de projeter l’immeuble dans l’avenir »

Première société à mission du secteur de l'immobilier, NOVAXIA a à cœur de développer l'investissement dans le recyclage urbain. Victor Breillot, Responsable Développement Durable, répond à nos questions.

Savills : En tant qu’investisseur et dans le cadre de la labellisation ISR, quelles actions concrètes peuvent être mises en place afin d’agir de manière durable ?

Victor Breillot : Le recyclage urbain, qui est l’ADN de Novaxia, permet de répondre à des enjeux concrets que nous appliquons dans la stratégie d’investissement des fonds immobiliers commercialisés par Novaxia Investissement et qui sont suivis dans le cadre de la stratégie ISR des fonds. Premièrement, il est fondamental de redévelopper les actifs existants et obsolètes pour agir de façon tangible. 50% du parc immobilier d’Île de France a plus de 30 ans, c’est autant de mètre carré en voie d’obsolescence, peu efficace énergétiquement, vacants ou bientôt vacants. Et donc un gisement de valeur financière et extra-financière pour les acteurs du recyclage urbain. Deuxièmement, la démarche ZAN (Zéro Artificialisation Nette) facilité par le recyclage urbain devient une préoccupation pour les collectivités qui s’engagent à diminuer de 50% le rythme d’artificialisation et la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers d’ici 2030. L’investissement immobilier doit repenser son modèle d’affaires, car demain il ne sera plus possible de construire en étalement urbain et le recyclage urbain deviendra la norme. Troisièmement, l’immeuble doit s’inscrire dans son environnement, être pensé pour ses occupants et ne surtout pas être conçu comme un élément unique mais bien comme une pièce d’un puzzle à l’échelle de la ville ou du quartier. Par exemple, la proximité avec un transport en commun ferré ainsi que la présence de stationnements et de bornes de recharge tous types de véhicules électriques sont autant d’éléments déterminants pour l’attractivité d’un actif tertiaire mais également en terme environnemental. En effet, le transport des usagers est responsable de +30% de l’empreinte carbone d’un immeuble sur son cycle de vie.

Comment la dimension sociale s’inscrit dans le label ISR ?

L’immobilier offre plusieurs ouvertures pour travailler la dimension sociale et générer de l’impact. Chez Novaxia, nous partageons la conviction que tout au long de leur vie les immeubles se doivent d’être utiles et utilisés. Un immeuble ne peut pas rester vacant pour la seule raison qu’il est en attente de travaux de redéveloppement. Ainsi, nous avons pris l’engagement de systématiser dès que c’est possible l’occupation temporaire des bâtiments vides sous gestion. C’est le cas à Toulouse dans un actif anciennement exploité en résidence étudiante et dont les travaux de restructuration n’ont pas encore débuté. Nous accueillons l’association Caracole qui développe une activité de collocation solidaire. Ce type d’action permet de favoriser la mixité, les interactions entre individus mais est également un vecteur d’insertion sociale. Une fois livré, la dimension sociale de l’immeuble trouvera un autre aspect et participera à répondre à la pénurie de logements. »

Le label ISR est-il compatible avec rentabilité ?


Le label ISR joue un rôle nouveau sur la rentabilité des actifs et projets immobiliers. Il permet de projeter l’immeuble dans l’avenir face aux nouveaux usages et aux nouvelles réglementations qui pourraient impacter son rendement. Le suivi que ce label impose à l’immeuble nous permet de protéger la valeur de l’immeuble en veillant à ce qu’il ne devienne pas obsolète. En s’inscrivant dans une dimension durable, les actifs s’adaptent et savent ainsi répondre aux besoins des utilisateurs. Ces immeubles restent donc attractifs dans la durée. Le label ISR protège ainsi la valeur en capital et en rendement des investisseurs.

 

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