Avec moins de 2,7 milliards d’euros pour toute la France au premier trimestre 2024, les volumes investis en actifs d’immobilier d’entreprise sont à leur plus bas depuis 10 ans. Les actifs de bureaux et de commerce – deux des moteurs traditionnels du marché français – souffrent particulièrement. Leur part respective a chuté à 25% et 11% des volumes investis au premier trimestre 2024. L’activité a été principalement tirée par l’hôtellerie et le réveil du compartiment industriel et logistique.
Ce qu'il faut retenir
- L’origine des fonds investis dans l’hexagone s’est ouverte à l’international au premier trimestre 2024. La part des acheteurs domestiques est en effet tombée à 48% (contre 64% un an plus tôt). Une telle ouverture est potentiellement annonciatrice d’un dégel de l’activité.
- C’est une plus grande stabilité qui a prévalu au premier trimestre 2024 en matière de taux de rendement, au moins pour les actifs Prime (4,25% pour les bureaux dans le QCA, 5,75% pour les retail parks en Ile-de-France et 4,75% pour les entrepôts à proximité de Paris ou de Lyon). Cette stabilisation progressive signifie que le marché est en train de se construire un référentiel de valeurs dans lequel acheteurs et vendeurs se reconnaissent.
- Les conditions d’une reprise progressive de l’activité d’investissement se mettent en place, notamment pour les actifs de bureaux. Elle devrait commencer à se traduire dans les volumes investis à partir du second semestre 2024.
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