La France vieillit, et cette transformation démographique redessine progressivement les habitudes de consommation. De la Génération Z aux Seniors, chaque génération développe ses propres usages, obligeant les enseignes et les acteurs de l’immobilier commercial à repenser leurs formats et leurs stratégies.
Ce qu'il faut retenir
- La France vieillit, et avec elle son profil de consommateur : d’ici 2050, les 75 ans et plus pourraient représenter plus de 20 % de la population, faisant de la silver economy un enjeu majeur pour le retail.
- Chaque génération a ses propres codes de consommation : les habitudes, les budgets et les formats de commerce privilégiés varient fortement selon l’âge, avec une montée en puissance du digital mais aussi un attachement persistant au commerce physique.
- La valeur se concentre sur les actifs les mieux positionnés : face à une offre nouvelle durablement contrainte, les emplacements prime et les actifs existants capables de s’adapter aux différentes générations devraient tirer leur épingle du jeu.
La France vieillit : une nouvelle donne pour le retail
La France connaît une transformation démographique profonde. En 2025, son solde naturel est devenu négatif pour la première fois depuis l’après-guerre et, d’ici 2050, les 75 ans et plus pourraient représenter plus de 20 % de la population. Cette évolution ne sera pas sans conséquence sur les modes de consommation : avec une population plus âgée, les besoins, les habitudes et les attentes des consommateurs évoluent, dessinant les contours d’une nouvelle économie, celle du « silver economy ».
Une consommation qui se conjugue désormais au pluriel
Il n’existe plus un consommateur type, mais plusieurs profils générationnels aux comportements bien distincts. Les Millennials privilégient notamment le gain de temps et l’expérience, la Génération Z associe consommation et influence des réseaux sociaux, tandis que les générations plus âgées restent davantage attachées au commerce physique et à la proximité. Malgré la progression continue du e-commerce, le magasin conserve ainsi un rôle essentiel, à condition de répondre aux attentes spécifiques de ses clientèles.
Des formats de commerce qui doivent s’adapter
Cette évolution des comportements intervient dans un contexte où la fréquentation des magasins physiques recule et où la vacance commerciale progresse. Pour autant, le retail ne disparaît pas : il se transforme. Les enseignes adaptent leurs concepts, leurs surfaces et leurs offres pour mieux répondre à leurs consommateurs cibles, à l’image du développement de formats plus compacts ou plus expérientiels. Le commerce physique doit ainsi trouver de nouvelles façons de créer de la valeur au-delà du simple acte d’achat.
Vers un retail plus ciblé et des actifs plus sélectifs
Face à une offre nouvelle durablement contrainte et à une demande qui continue de se transformer, la valeur devrait progressivement se concentrer sur les actifs les mieux positionnés. Les emplacements prime conservent leur attractivité, tandis que les actifs secondaires sont davantage confrontés à la nécessité de se réinventer. Dans ce contexte, comprendre les différentes générations et leurs usages devient un enjeu clé pour anticiper les évolutions du marché et adapter l’immobilier commercial aux consommateurs de demain.
