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Métropole de Lyon - Marché des bureaux et de l'investissement T3 2024

 

Le marché locatif à Lyon : un troisième trimestre maussade

Le troisième trimestre 2024 marque un tournant pour le marché lyonnais des bureaux. Après un premier semestre en demi-teinte, l’activité transactionnelle peine à redécoller. À fin septembre, la demande placée dans la Métropole de Lyon atteint 160 357 m², affichant une baisse de 6 % par rapport à 2023 et un recul de 12 % par rapport à la moyenne quinquennale. Ce niveau rappelle celui de 2020, une période marquée par de fortes incertitudes économiques.

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Une répartition stable des transactions
La répartition des transactions reste relativement similaire à l'année précédente :
- 45 %
concernent des grandes surfaces (contre 47 % en 2023)
- 36 %
des petites surfaces,
- et 19 % des moyennes surfaces (légèrement en hausse par rapport à 2023).
Un fait marquant : les ventes utilisateurs ont doublé en un an, témoignant d’un intérêt croissant pour la propriété.    

Lyon intra-muros reprend l'avantage

Alors que les secteurs périphériques de la Métropole avaient dominé en début d’année, Lyon intra-muros regagne du terrain, représentant désormais plus de 60 % de la demande placée. Part-Dieu reste en tête, Gerland retrouve une place sur le podium après une longue absence, et le Grand Lyon Nord-Ouest complète le classement.    

Une offre en forte augmentation 

À fin septembre, l'offre disponible culmine à 463 000 m², soit une hausse de 37 % sur un an. Cette augmentation s'explique par les nombreuses livraisons et le ralentissement des transactions. Le taux de vacance atteint 6 %, en hausse de 150 points de base en un an. Certaines zones affichent des contrastes marqués : Confluence voit son taux de vacance bondir de 570 points de base en un trimestre, Presqu’île Nord reste le secteur le plus recherché avec un taux de vacance très bas (1,8 %).

Des loyers primes en hausse 

Malgré ce contexte, les loyers continuent leur progression. À fin septembre, le loyer prime atteint 352 €/m²/an, en hausse de 6 % sur un an. La valeur la plus élevée enregistrée est de 360 €/m²/an, pour une petite surface dans le secteur Presqu’île Nord. En périphérie, les loyers peuvent descendre sous les 100 €/m²/an, créant une large disparité selon la localisation et la qualité des biens.

Un marché de l'investissement dynamique 
Sur le plan des investissements, la Métropole de Lyon se démarque au niveau national. Avec près de 715 millions d’euros transactés à fin septembre, le volume est en hausse de 26 % sur un an, bien qu’en léger retrait par rapport à la moyenne sur cinq ans.
Les transactions de moins de 20 millions d’euros dominent, représentant 44 % des volumes. À noter, une montée en puissance des bureaux, qui passent de 20 % à 40 % des investissements en trois mois, tout en restant devancés par les locaux d'activité (43 %).  

Un bilan en demi-teinte, mais prometteur

Malgré un contexte économique incertain, le marché lyonnais parvient à tirer son épingle du jeu. Si la hausse des disponibilités et des taux de vacance interpellent, la centralité de Lyon intra-muros et la progression des loyers primes témoignent d’un potentiel toujours attractif pour les investisseurs et utilisateurs. Le dernier trimestre 2024 sera déterminant pour confirmer ou infirmer ces tendances.