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Que faut-il retenir du marché du retail au T1 2025 en 10 points clés ?
La victoire contre l’inflation et la bonne fréquentation touristique sont deux des bonnes nouvelles de 2025 mais elles ne sont pas suffisantes : l’environnement économique se dégrade en France, pénalisant l’activité des enseignes.
L’horizon s’avère plus favorable avec des perspectives d’amélioration qui se dessinent à échéance 2027 sur les fronts de l’emploi, de la croissance et de la consommation.
Les craintes sont nombreuses quant à une réduction globale du besoin en surfaces commerciales, entre consommation atone, contreperformance du luxe, défaillances d’enseignes, montée du e-commerce et rationalisation des réseaux de boutique.
Plus qu’à une crise, la période actuelle correspond pourtant davantage à une mue accélérée du commerce, encouragée par la dégradation économique, les évolutions technologiques et la fin de rentes de situation. De nouvelles enseignes remplacent des marques vieillissantes, les formats commerciaux évoluent et l’offre se diversifie afin de répondre aux attentes des consommateurs.
La vacance commerciale reste d’ailleurs concentrée géographiquement, tandis que de nouvelles enseignes pénètrent le marché français et que de nombreux plans de développement se déroulent. Le luxe, après une pause nécessaire, devrait reprendre les manœuvres nécessaires à l’adaptation à son nouvel environnement économique.
En termes de loyers, la stabilité prévaut au niveau des valeurs Prime. L’heure est à la rationalité économique dans les choix d’implantation plus qu’à une compétition entre marques, qui tire les valeurs à la hausse.
Avec 1,3 milliard d’euros investis en retail au cours des trois premiers mois de 2025, la hausse de l’activité est de +239% en tendance annuelle. Ce boom doit toutefois beaucoup à la concrétisation de deux méga-deals de type corporate et reste donc à confirmer. Les perspectives n’en sont pas moins favorables.
Même si elle ne réalise pas les performances les plus spectaculaires, la catégorie des retails parks et des actifs OOT (out of town) offre la meilleure profondeur de marché.
Les taux de rendement prime restent stables pour tous les formats de retail en France : 4,00% pour le high street, 6,00 % pour les retail parks et 5,50% pour les centres commerciaux.
L’avantage de rendement apporté par les actifs retail sur les obligations est très variable : si le spread est de 257 points pour les retail parks en mars 2025, il tombe à 57 pour le high street. A titre de comparaison, l’avantage apporté par les actifs de bureaux prime est de 82.